Tu signes régulièrement des articles sur la pâtisserie et l’actualité des célébrités. Comment t’es-tu retrouvée sur ces sujets ?
Oui, alors… c’est vrai que ce sont des univers assez présents dans les médias aujourd’hui. La pâtisserie, par exemple, c’est très précis, presque… méthodique. Et le “people”, il y a tout un travail d’observation des récits, de ce qui capte l’attention. Donc voilà, je m’y suis mise assez naturellement, surtout après 1 an et demi de chômage à la sortie de ma thèse.
Ton parcours est pourtant loin de ces thématiques.
J’ai fait une thèse en astrophysique, oui. Je travaillais sur l’analyse spectroscopique de l’atmosphère des objets transneptuniens. À la base, je voulais faire de la vulgarisation scientifique… rendre ces sujets accessibles.
Et aujourd’hui, tu écris plutôt sur des desserts et des célébrités.
Oui. Après, en tant que pigiste, tu prends les sujets qu’on te propose. Il faut être adaptable et c’est toujours sympa de pouvoir manger à la fin du mois. Et puis ça reste de l’écriture, donc il y a toujours quelque chose à en tirer. Sauf probablement des articles people sur des people débiles, c’est-à-dire plus ou moins 100 % d’entre eux.
Tu sembles très à l’aise quand tu parles de pâtisserie.
Disons que c’est intéressant de voir comment les recettes s’équilibrent, comment les textures fonctionnent ensemble. Il y a une forme de logique. Bon, ce n’est pas exactement le même type de modèle, mais… voilà.
Et les sujets “lifestyle”, ça te parle ?
Oui, bien sûr, il y a toujours un angle à trouver. Comprendre pourquoi telle personne fait parler d’elle, comment une image circule… c’est… assez révélateur de certaines dynamiques. Après, il faut surtout aller à l’essentiel, rester efficace.
Tu regrettes parfois la recherche ?
Ce sont des environnements très différents. En recherche, tu passes du temps sur une question, tu creuses vraiment. Ici, c’est plus immédiat. Il faut produire vite. Mais oui, ça m’arrive de repenser à certains travaux, à des données que je n’ai pas exploitées jusqu’au bout.
Le statut de pigiste, ça te convient ?
C’est un fonctionnement particulier. Tu as une certaine liberté, mais aussi beaucoup d’incertitudes. Tu ne sais pas toujours ce que tu vas faire le mois suivant. Donc tu dis rarement non.
Tu écris encore sur des sujets scientifiques ?
Très peu. Ça arrive, mais c’est assez rare. Et souvent ce sont des formats courts, très cadrés.
Si tu pouvais choisir tes sujets ?
Je pense que je reviendrais vers des choses plus… fondamentales. Des sujets où tu peux prendre le temps, où tu peux expliquer vraiment. Mais bon, pour l’instant, il y a un article sur les tartes aux fruits rouges à rendre et sur ce rappeur américain qui a révélé avoir deux anus. Un gros dossier.
Un dernier mot sur ton métier aujourd’hui ?
C’est un bon exercice d’écriture. Ça apprend à être rapide, à s’adapter. Et à trouver de l’intérêt… un peu partout.

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