Dumézil manuscrit doigt dans le cul

La découverte fait déjà grand bruit dans les cercles académiques européens. Un manuscrit inédit attribué au célèbre mythologue français Georges Dumézil, figure majeure de l’étude des sociétés indo-européennes, vient d’être exhumé des archives d’une ancienne fondation parisienne. Ce texte, resté inachevé et jamais publié, proposerait une extension inattendue — et pour le moins déroutante — de sa célèbre théorie tripartite.

Pour rappel, Dumézil avait mis en évidence une structure idéologique commune aux sociétés indo-européennes, articulée autour de trois fonctions : la souveraineté, la guerre et la production. Mais dans ce manuscrit récemment dévoilé, le chercheur aurait exploré l’hypothèse d’un « invariant culturel transversal », dépassant largement ce cadre : un geste corporel intime, récurrent à travers les âges et les civilisations : le bon vieux doigt dans le cul. On rappellera d’ailleurs que des archéologues ont récemment mis au jour moult trouvailles allant à l’appui de cette théorie, au large de la Turquie ainsi qu’en Mésopotamie.

Le doigt dans le cul, depuis toujours

Selon les premiers extraits étudiés, Dumézil aurait relevé la présence de représentations équivoques dans des vestiges matériels, mais aussi dans des textes anciens, allant des mythes mésopotamiens à certaines farces médiévales européennes. Il y verrait la trace persistante d’un motif anthropologique marginalisé par les lectures classiques, mais omniprésent dans les marges culturelles.

Cette thèse audacieuse est aujourd’hui reprise et défendue par un courant encore confidentiel mais en pleine structuration : les « anthropologues du corps marginal », parfois surnommés — non sans ironie — les « anthropologues du cul ». Parmi eux, l’école allemande occupe une place centrale, avec notamment les travaux du controversé chercheur Hans-Jörg Assberger, professeur à l’université de Tübingen.

Dans un article récemment publié dans une revue spécialisée, Assberger analyse le manuscrit de Dumézil comme une « rupture épistémologique majeure », affirmant que « l’occultation de certains gestes corporels dans la tradition occidentale judéo-chrétienne a produit un angle mort considérable dans notre compréhension des cultures anciennes ». Il soutient que ces pratiques, loin d’être anecdotiques ou purement triviales, auraient pu revêtir des significations rituelles, sociales, voire symboliques profondes.

Georges Dumézil, sous ses airs sérieux, était loin d’être coincé du uc, comme tant d’autres

Des critiques coincés du cul

Les critiques, eux, dénoncent une surinterprétation voire une dérive méthodologique. « On ne peut pas faire dire n’importe quoi aux sources sous prétexte de briser des tabous », rappelle Marie-Heloïse Prudasse, spécialiste française de mythologie comparée et probablement un peu coincée du fion, qui souligne le risque de projeter des obsessions contemporaines sur des sociétés anciennes. De son côté, Hans-Jörg Assberger suggère à ses contempteurs, avec un brin de malice, de se mettre un doigt dans le cul pour se le décoincer.

Reste que le débat est désormais lancé. Si l’authenticité du manuscrit est confirmée — des analyses sont en cours —, il pourrait bien ouvrir un champ de recherche inattendu, à la frontière entre anthropologie, histoire du fion et étude des représentations du corps.

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