Le très discret Comité international des téléspectateurs de cyclisme (CITC) est sorti de son silence ce lundi à l’issue d’une premièe semaine du Tour de France dominée de la tête et des épaules et du cul par Tadej Pogačar, notamment lors de la première grosse étape de montagne du 9 juillet.
Dans un communiqué d’une page, les représentants des millions de spectateurs qui regardent religieusement les grandes courses cyclistes reconnaissent ce que beaucoup osent de plus en plus dire à voix haute :
« Nous sommes conscients d’assister aux performances de l’un des plus grands coureurs de l’histoire. Nous sommes également conscients que nous nous faisons prodigieusement chier devant une bonne partie des courses auxquelles il participe. Les deux affirmations peuvent être vraies en même temps. »
Impressionnant mais chiant
Le texte s’en prend particulièrement à ceux qui répondent systématiquement aux critiques par la même formule : « Oui, mais il faut apprécier les performances de coureurs si fantastiques… »
Une position que le CITC qualifie de « moralement fatigante ».
« Merci du conseil. Beaucoup d’entre nous sont aussi cyclistes et nous savons parfaitement ce que représente de tirer 7 watts par kilo sur l’ascension du Tourmalet. Ce qui n’empêche pas qu’on se fait chier comme des rats morts devant une étape comme celle de ce jeudi 9 juillet, tout comme dans d’autres courses auxquelles Tadej Pogacar participe. Nous apprécions énormément la performance. Nous apprécions aussi, en général, le suspense. Or il est difficile d’apprécier le suspense lorsqu’on sait que la course est terminée à 48 kilomètres de l’arrivée. Et encore, ici, il n’a pas attaqué à 80 kilomètres. »
Le comité insiste sur le fait que son constat ne constitue ni une accusation, ni une remise en cause des performances du Slovène, mais une simple observation sur le spectacle proposé.
En public, l’organisation du Tour de France continue naturellement de saluer « l’immense champion » qu’est Tadej Pogačar et de rappeler que « l’histoire du cyclisme s’écrit sous nos yeux ». En coulisses, le discours serait nettement plus inquiet. Plusieurs sources évoquent une profonde angoisse face aux potentielles chutes d’audience pour les deux prochaines semaines, le suspense sportif semblant avoir pris des vacances anticipées.
Christian Prudhomme a-t-il craqué ?
Plus troublant encore, plusieurs témoins affirment avoir aperçu le directeur du Tour, Christian Prudhomme, visiblement éméché, déambulant jeudi soir dans les rues de Gavarnie-Gèdre. Selon ces témoignages, il aurait confié, entre deux regards perdus vers les Pyrénées, que « ce Slovène de mes deux commençait sérieusement à [lui] péter les couilles ». Sollicitée sur ces allégations, l’organisation du Tour s’est refusée à tout commentaire, se contentant d’indiquer que « M. Prudhomme apprécie les promenades en montagne et le spectacle offert par les plus grands champions ».

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