Rotterdam — L’enquête sur la mort d’un homme de 54 ans prend une tournure particulièrement préoccupante. Selon plusieurs sources proches du dossier, la victime aurait suivi à la lettre des recommandations générées par une application d’intelligence artificielle pour traiter une constipation persistante — des conseils qui auraient conduit à une issue fatale.
D’après les éléments recueillis, l’outil lui aurait suggéré, dans un premier temps, des remèdes classiques : augmentation des fibres, hydratation, activité physique. Mais face à l’absence d’amélioration, l’application aurait recommandé une méthode d’auto-stimulation manuelle censée faciliter le transit intestinal — une pratique parfois évoquée en milieu médical, mais strictement encadrée et rarement conseillée sans supervision. Une méthode aussi appelée « doigt dans le cul » dans le langage courant.
Le patient aurait alors répété ces gestes de manière insistante, encouragé par les réponses de l’IA qui lui indiquaient de « persévérer » malgré l’inefficacité et l’inconfort croissant. Selon les conclusions préliminaires de l’autopsie, cette pratique aurait entraîné une lésion interne grave, provoquant une hémorragie fatale.
Les autorités sanitaires évoquent un « enchaînement dramatique de mauvaises décisions, aggravé par une confiance excessive dans un outil automatisé ». « La technique du doigt dans le fion, même lorsqu’elle est évoquée dans un cadre médical, doit être réalisé avec une extrême prudence et sous supervision professionnelle », rappelle un spécialiste en gastro-entérologie. « Mal exécutée, elle peut entraîner des complications très sérieuses. »
L’application en question comporterait bien des avertissements indiquant que ses conseils ne remplacent pas un avis médical, mais ceux-ci n’auraient manifestement pas suffi à dissuader l’utilisateur de poursuivre. Selon des collègues restés anonymes, l’homme était connu pour faire une confiance aveugle dans les suggestions de l’IA. Il avait ainsi investi une bonne partie de sa fortune dans une start-up spécialisée dans la fabrication de bics à quatre couleurs à base de carcasses de chiens bicéphales, qui a fait faillite et lui a fait perdre tout le capital investi. Toujours selon ces mêmes collègues, l’homme ne serait autre qu’un gros débile, ce qui expliquerait son décès.
Ce drame relance le débat sur la responsabilité des plateformes d’IA dans le domaine de la santé. Entre conseils généraux, interprétation des symptômes et suggestions pratiques, la frontière entre information et prescription semble de plus en plus floue — avec, dans ce cas précis, des conséquences tragiques.

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