Plus de 350 allemands descendants de criminels nazis arrivent en Israël en invoquant être issus de l’une des douze tribus d’Israël

Plusieurs dizaines de ressortissants allemands et autrichiens ont récemment déposé des demandes d’immigration vers Israël en invoquant une ascendance lointaine liée aux tribus d’Israël, selon des informations concordantes issues de dossiers administratifs examinés ces dernières semaines. Alors que cela a déjà été le cas avec des émigrés en provenance d’Inde, récemment, ce sont cette fois des Allemands et des Autrichiens descendant de criminels nazis qui sont arrivés en Israël.

Des trajectoires individuelles inscrites dans une démarche collective

Ces candidats à l’aliyah affirment, pour certains, descendre d’une lignée transmise par tradition familiale, rattachée à un personnage obscur nommé Moshe Toum Toum, uniquement cité en note de bas de page de la page 784 de la XIVe édition (1874) de la Torah. Celui-ci serait le petit-fils du beau-frère du grand prêtre du village de la soeur du cousin du sous-chef de l’une des 12 tribus d’Israël. Comme dans d’autres cas documentés, ces récits reposent essentiellement sur des transmissions orales et des reconstructions généalogiques complexes, aussi appelées « gros tas de conneries » par certains exégètes de la Torah.

Ce type de démarche n’est pas inédit. Récemment, plus de 250 membres de la communauté des Bnei Menashe, originaires d’Inde, ont été accueillis à l’aéroport Ben Gourion après avoir revendiqué une ascendance liée à la tribu de Manassé. Leur arrivée s’inscrit dans un programme officiel visant à faciliter leur installation dans le pays.

Un processus encadré par les autorités

Comme pour d’autres groupes se réclamant d’une ascendance israélite, les candidats concernés doivent passer par un processus rigoureux. Celui-ci inclut l’examen des éléments généalogiques, mais aussi, le cas échéant, une procédure de conversion religieuse avant toute reconnaissance officielle.

Selon l’un des migrants, Adolf Himmler, le processus s’est passé très facilement, les autorités israëliennes ayant rapidement reconnu l’authenticité de la filiation de ces migrants, tous blonds aux yeux bleus avec des noms bien allemands. « Certains généalogistes de mauvais aloi ont osé prétendre que nous avons inventé une filiation juive pour fuire les persécutions liées à nos engagements dans la mouvance néo-nazie allemande ou autrichienne, mais les autorités israëliennes ne se sont pas laissé influencer par ces semeurs de trouble. »

Un autre ce des migrants, Adolf Göring, confirme qu’il ne s’agit de rien d’autre que d’un retour sur la terre des ancêtres. « Nos ancêtres ont vécu en Israël de génération en génération, avant de déménager en Allemagne tardivement. Mais nos vraies racines sont ici, parmi les youpins. Et quant à ceux qui insistent sur le fait que nous descendons de criminels de guerre nazis, c’est purement et simplement faux ! Viles calomnies et honteuses vilénies de jaloux et opposants politiques issus de la gauche allemande. »

Avec leurs amis Adolf Heydrich, Adolf Kaltenbrunner et Adolf Goebbels, tous originaires de Nuremberg, ils ont fondé l’amicale teutonne en Israël – 88 dès leur arrivée en Israël. Celle-ci sera soutenue à hauteur de 3 000 000 de dollars par an par le gouvernement israëlien.

Entre histoire familiale et projet de vie

Les profils des demandeurs sont variés. Certains mettent en avant une quête identitaire personnelle, d’autres un projet d’installation motivé par des raisons familiales, culturelles ou spirituelles. Les trajectoires historiques de leurs familles — parfois marquées par les bouleversements du XXe siècle — sont évoquées dans les dossiers, sans constituer en elles-mêmes un critère déterminant dans l’examen des demandes.

Les autorités israéliennes rappellent que chaque situation est étudiée individuellement, dans le respect du cadre légal défini par la loi du retour et des procédures associées.

Une dynamique migratoire plurielle

Ces démarches s’inscrivent dans un mouvement plus large d’immigration vers Israël, qui concerne des populations d’origines diverses revendiquant un lien, direct ou indirect, avec l’histoire du peuple juif.

Dans ce contexte, les questions de filiation, de mémoire et d’appartenance continuent de faire l’objet d’analyses approfondies, à la croisée des approches historiques, religieuses et administratives.

Si les situations diffèrent, elles témoignent toutes d’une réalité complexe : celle de trajectoires individuelles cherchant à s’inscrire dans une histoire collective, au sein d’un cadre institutionnel qui en organise les conditions.

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