C’est un pavé dans la mare des biographes et des fans de country. Alors que l’on imaginait Johnny Cash vivant d’amour, d’eau fraîche et de liasses de billets froissées dans la poche de son cache-poussière noir, une nouvelle biographie intitulée Johnny Card (Johnny la Carte) révèle un secret bien gardé : l’interprète de Ring of Fire était un adepte inconditionnel du paiement par carte bancaire.
Le paradoxe est savoureux. Celui qui portait le patronyme le plus « liquide » de l’histoire de la musique aurait, selon l’auteur Peter Hennebeebee, boudé les billets verts dès l’apparition des premières cartes de crédit de type American Express et Diners Club, disant que le cash était « pour les losers » et le paiement par carte bancaire « pour les leaders d’aujourd’hui et de demain ». Son biographe montré à quel point il s’est révélé particulièrement visionnaire, investissant rapidement dans les sociétés de paiement par carte, ce qui lui permit dans la deuxième moitié de sa vie d’amasser moult millions de dollars – pas en cash -, le mettant à l’abri du besoin.
« Johnny détestait compter la monnaie, ça l’emmerdait royalement, surtout quand il allait prendre de la picole à gauche ou à droite. C’était pénible pour lui de devoir toujours prévoir de la petite monnaie », confie une source proche de la famille dans l’ouvrage, qui a finalement décidé de parler après 73 ans de silence. « Il trouvait que le papier se salissait trop vite et que ce n’était pas pratique de trimbaler des valises de cash pour ses faux frais. Pour lui, le futur était dans la puce et la bande magnétique. »
Plus surprenant, la biographie révèle également qu’il avait un temps envisagé de changer son nom de scène en Johnny Card, mais qu’il avait renoncé parce qu’il était trop connu sous le nom de Johnny Cash. Cela est resté un des grands regrets de sa vie, avec le fait de ne pas avoir investi dans le bitcoin à temps.

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