Dans une affaire qui mêle technologie domestique et vie privée, un homme a récemment été condamné pour avoir utilisé un robot aspirateur connecté afin d’espionner son ex-femme.
L’appareil, équipé de capteurs et d’une caméra destinée à cartographier les pièces, avait été discrètement reconfiguré pour transmettre des images et des informations vers le téléphone de son ancien propriétaire.
Selon les éléments révélés au procès, l’homme avait conservé l’accès au compte associé à l’appareil après la séparation. À distance, il pouvait ainsi activer certaines fonctions du robot et consulter les données collectées dans l’appartement : plans des pièces, passages fréquents, et parfois même des séquences vidéo captées lors des déplacements de l’appareil.
La victime a découvert l’intrusion en remarquant des comportements étranges du robot, notamment lorsqu’elle faisait sa petite affaire avec le voisin : « J’ai remarqué qu’à chaque fois que le voisin venait chez moi, le robot aspirateur se mettait à nettoyer dans la chambre alors que nous étions occupés. Mais ce n’est que quand nous l’avons fait sur le capot de la voiture dans le garage que j’ai trouvé ça bizarre que le robot passe là également, car je ne l’avais pas programmé pour. J’ai donc vérifié le robot et j’ai constaté que certains paramètres avaient été modifiés sans mon intervention. L’enquête de la police a ensuite mis en évidence l’accès répété de mon ex au système connecté. »
Le tribunal a estimé que l’utilisation détournée d’un appareil domestique pour surveiller une personne constituait une atteinte grave à la vie privée, d’autant plus que l’ex-mari ne s’était pas gêné pour mettre les vidéos des ébats de sa femme sur Pornhub, dans la catégorie « grosse pouffe trompe son mari avec le voisin ». Le juge n’a pas manqué de remercier le prévenu pour sa contribution au porno mondial mais a dû se résoudre à le condamner. De son côté, l’épouse, inspirée par le sens du business de son ex-mari, a créé une chaîne OnlyFans où elle monétise les vidéos de ses ébats avec ses voisins, son facteur et le livreur de pizza.
L’affaire rappelle, au-delà de son caractère insolite, combien les objets connectés du quotidien peuvent devenir des outils de surveillance lorsqu’ils sont mal sécurisés — ou utilisés avec de mauvaises intentions.

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